L'Axiomatique Historique et la Variable Jésus
La tâche de l'historien, en tant qu'opérateur sur la variable X, consiste à croiser des "systèmes d'équations" (sources textuelles) et des "données observables" (faits archéologiques) pour affiner la résolution. Il doit analyser et pondérer chaque "coefficient" textuel, évaluer sa "marge d'erreur" intrinsèque et sa "validité spatio-temporelle". Cette démarche est délimitée par un domaine de compétence strict : elle ne saurait intégrer les "postulats de foi" (exorcismes, miracles, Incarnation, Résurrection) qui, bien que centraux pour la fonction théologique (fₓ[X]), appartiennent à un "plan complexe" distinct de l'algèbre historique. Tenter de les valider ou de les infirmer par des méthodes purement historiques serait sortir du domaine de définition de notre algèbre, où seules les "variables réelles" et leurs interactions observables sont admissibles.
Les Fonctions Sources: Évaluer les Coefficients de Fiabilité
Au-delà des "équations canoniques" que sont les Évangiles, d'autres "fonctions sources" offrent des "points de données" périphériques mais précieux. Des notations glanées chez Tacite, Pline le Jeune, Suétone, et surtout la "fonction Josèphe" dans Les Antiquités judaïques, fournissent des "variables confirmatoires" : "À cette époque vivait un sage qui s’appelait Jésus. Sa conduite était juste et on le connaissait pour être vertueux. Et un grand nombre de gens parmi les Juifs et les autres nations devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir." Ces fragments, bien que succincts, agissent comme des "axiomes extérieurs" qui valident l'existence et certains événements clés de X, circonscrivant son domaine d'action et sa fin historique. Le "lemme" du Talmud de Babylone, "Yeshû ha-notsri" pratiquant la sorcellerie, offre une perspective divergente, une "fonction antagoniste" qui, bien que polémique, atteste également de la présence et de l'impact de X.
Les "fonctions apocryphes", en revanche, représentent des "solutions divergentes" ou des "équations altérées". Postérieures d'un ou plusieurs siècles aux sources primaires, elles intègrent des "variables légendaires" ou des "coefficients ésotériques" (Gnose, culte caïnite). L'Évangile de Thomas, par exemple, avec sa "variable femme" jugée "non digne de la vie", ou l'Évangile de Judas glorifiant la "solution trahison" pour libérer l'"enveloppe charnelle", introduisent des "erreurs de calcul" ou des "dérivations sémantiques" qui s'éloignent radicalement de l'équation originale. Ces "fonctions secondaires" ne peuvent perturber la résolution de X basée sur les "données robustes" des Évangiles canoniques, établies à une époque où de nombreux "témoins oculaires" — ces "points de données primaires" — étaient encore accessibles.
Les Systèmes Canoniques: Modélisation de la Vie de X
Les Évangiles canoniques (Matthieu, Marc, Luc et Jean) constituent le "système d'équations principal" pour approcher la variable X. Bien que leur finalité soit la "démonstration de foi" en Jésus-Christ ressuscité, l'historien peut les traiter comme des "séries de données" historiques. La "fiabilité de la transmission orale", renforcée par les techniques mnémoniques rabbiniques, confère à ces "séries" un "coefficient d'exactitude" appréciable. Les premiers apôtres agissaient comme des "vérificateurs" de la "chaîne de Markov" des paroles de Jésus, assurant une "convergence vers la vérité factuelle", malgré quelques "points de divergence mineurs" qui peuvent s'interpréter comme des "variations d'angle de vue" ou des "approximations narratives".
Les "synoptiques" (Matthieu, Marc, Luc) peuvent être vus comme un "système d'équations couplées", partageant des "variables communes" et des "schémas narratifs similaires", facilitant une lecture en parallèle. Marc serait le "prototype" ou le "modèle initial" sur lequel d'autres "dérivations" ont été opérées. Cependant, c'est la "fonction Jean" qui se distingue comme un "opérateur de premier ordre". Œuvre d'un "témoin oculaire direct" et "unique" – Jean l'évangéliste –, elle offre un "vecteur temporel" plus étendu (trois ans de ministère contre un an pour les synoptiques) et une "focalisation géographique" sur Jérusalem et son Temple. Son "coefficient de fiabilité" est élevé, nonobstant la confusion historique avec l'apôtre Jean, fils de Zébédée.
Jean, le presbytre, "le disciple bien-aimé", offre une "représentation mathématique" de la vie de Jésus qui est à la fois "mystique" (intégrant des "variables transcendantes") et "historique" (avec une "chronologie" plus précise). Sa "fonction temporelle" (printemps 30 à printemps 33) est considérée comme la "solution la plus robuste" pour la durée du ministère de X, contrastant avec les "modèles didactiques simplifiés" des synoptiques. La présence d'un "témoin direct" comme "coefficient multiplicateur" confère à cette source une "puissance de résolution" inégalée pour cerner la variable X.
Résolution Partielle: Les Limites de l'Algèbre Historique
Malgré l'application rigoureuse de cette "algèbre historique", il existe des "limites de résolution" inhérentes. La "naissance virginale", par exemple, est un "postulat axiomatique" de la foi chrétienne, formulé dans le "symbole des apôtres", mais elle ne peut être "démontrée" ou "invalidée" par les outils de l'historien. Elle réside hors du "domaine des nombres réels" de l'histoire, dans le "plan des complexes" de la théologie. Les "fonctions antagonistes" de Celse, assimilant Marie à une femme adultère et Jésus à un fils de soldat romain (Panthera), bien que historiquement documentées, n'offrent pas une "preuve négative" suffisante, mais soulignent les "tensions interprétatives" autour de la "variable filiation" de X. En somme, l'algèbre historique permet de circonscrire un "ensemble de valeurs plausibles" pour la variable Jésus, mais elle doit s'arrêter respectueusement aux "indéterminées" que seule une autre forme de connaissance peut potentiellement appréhender.